Goku restera l’icône, mais la dynamique récente le montre: Dragon Ball a désormais assez de personnages “au niveau” pour porter des arcs entiers sans le sauveur de dernière minute, et ce serait le meilleur moyen de relancer l’ère moderne.
Dragon Ball a façonné plusieurs générations, au point de devenir un langage commun de l’anime. Son moteur historique, c’est Son Goku: une énergie, une naïveté, puis une montée en puissance qui a redéfini le shonen. Sauf qu’en 2026, la franchise n’est plus un solo, c’est un casting de poids lourds. Et ce casting ouvre une porte: raconter des victoires décisives sans que Goku soit forcément au centre.
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Goku, une icône construite sur la légèreté autant que sur la force
Au départ, Goku tranche avec les héros “durs” des années 1980. Il est curieux, drôle, souvent naïf. Et c’est précisément ce contraste qui a fait sa puissance culturelle: prouver qu’un héros optimiste et lumineux pouvait conduire des récits de plus en plus épiques. Sa progression a donné une grammaire au shonen: entraînement, rival, dépassement, transformation. Le problème d’une icône, c’est qu’elle finit par devenir un réflexe narratif. Quand l’histoire repose trop souvent sur “Goku arrive et sauve tout”, le suspense s’érode.
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Le casting actuel ressemble à une équipe, pas à une roue de secours
Dragon Ball Super a progressivement élargi le centre de gravité. Vegeta n’est plus un simple rival, c’est un personnage avec une trajectoire, des choix, une obsession de rattraper, mais aussi une logique propre. Gohan a déjà prouvé qu’il pouvait redevenir central, Piccolo a retrouvé un rôle de stratège et de pilier, et Broly représente une réserve de potentielbrut. Ajoutez à cela des personnages secondaires qui restent pertinents en soutien, et vous obtenez une configuration nouvelle: une série qui peut fonctionner en rotation de héros.
Vegeta, le candidat naturel pour porter un arc complet
Si un personnage peut porter la bannière “prochain héros”, c’est Vegeta. Sa popularité est massive, son arc est souvent jugé plus complexe que celui de Goku, et ses nouvelles formes lui donnent une identité de combat distincte. Surtout, Vegeta apporte un ton différent: plus froid, plus calculateur, plus rageur. C’est un avantage narratif, parce qu’un héros différent crée des enjeux différents. Là où Goku avance par instinct, Vegeta avance par volonté. Et cette différence peut renouveler l’écriture des confrontations.

Gohan et Piccolo ont déjà montré la méthode dans Super Hero
Le test existe déjà: Dragon Ball Super: Super Hero a limité Goku et Vegeta à une présence périphérique, isolée. Pendant ce temps, Gohan et Piccolo ont porté la tension, la montée en puissance et la victoire. Cette structure n’est pas un accident: c’est une démonstration. Elle prouve qu’un arc peut être satisfaisant sans le héros historique au premier plan. Elle prouve aussi que le public accepte une autre focalisation, tant que l’action est claire et les enjeux cohérents.
Broly, l’option “nouvelle ère” si la franchise ose le faire grandir
Broly n’est pas seulement un personnage fort. C’est un personnage qui peut encore être écrit. Sa force est énorme, mais son arc humain reste ouvert: contrôle, socialisation, place dans le groupe. C’est exactement le type de profil qui permet d’écrire une montée en puissance différente, moins “technique” et plus psychologique. Si Dragon Ball veut créer une ère moderne, Broly est un levier: un héros possible, ou un atout imprévisible. En termes de spectacle, il peut porter des combats d’une violence rare.
Pourquoi Goku doit reculer sans disparaître
Dire “moins de Goku” ne veut pas dire “pas de Goku”. Le bon scénario, c’est celui où Goku change de rôle. Mentor, référence, plafond, test. Son absence totale créerait un vide, mais sa présence systématique crée une routine. L’intérêt est de le placer là où il renforce l’histoire sans la verrouiller. C’est une mécanique classique des séries longues: l’icône devient le socle, pas le moteur exclusif. Et ça permet aussi de préserver son aura.
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Ce que cette évolution apporterait à Dragon Ball Super
Changer de centre de gravité, c’est offrir des victoires plus variées, des conflits plus surprenants, et une meilleure utilisation du casting. C’est aussi une façon de lutter contre l’usure d’une franchise de plus de 40 ans. Au lieu de répéter la même structure, la série peut alterner: un arc Vegeta, un arc Gohan-Piccolo, un arc Broly, puis un retour de Goku quand il est vraiment nécessaire. Le bénéfice est simple: retrouver de l’incertitude. Et l’incertitude, c’est le carburant d’un shonen.
| Personnage | Ce qu’il apporte | Type d’arc idéal |
| Vegeta | volonté, rivalité, tonalité dure | victoire “stratégique” |
| Gohan | potentiel, émotion, héritage | crise familiale/monde |
| Piccolo | tactique, mentor, cohésion | arc d’équipe |
| Broly | brutalité, croissance, danger | apprentissage/contrôle |
| Goku | référence, plafond, inspiration | rôle de test/mentor |
